« Les souvenirs sont
nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les
grandes dates, comme on allume des flambeaux. » Victor Hugo
Notre
société est dangereusement fracturée, socialement, économiquement, soyons
attentifs et vigilants car sur ce terreau de mécontentement et de misère l’extrême
droite en France et à travers toute l’Europe, à la veille des Européennes,
relève la tête, comme
elle l’a toujours fait en de pareilles circonstances,
Il
n’y a pas un jour où l’actualité ne nous renvoie à cet impératif de vigilance.
Les
actes terroristes, antisémites ou antimusulmans remettent en cause notre
liberté et notre démocratie gagnées
au prix de lourds sacrifices notamment dans les maquis ou dans les camps de la
mort.
Alain
Chouraqui, président de la Fondation du Camp des Milles écrivait suite aux
attentats néo-zélandais :
« Nos
démocraties sont aujourd’hui prises en tenaille entre des extrémismes
identitaires, religieux et nationalistes, qui ont toujours été, dans
l’histoire, le moteur conduisant, d’étape en étape, à détruire la fraternité
des hommes et les libertés de tous. Cet attentat doit nous interpeller sur la
nécessité pour chacun de réagir, de résister, chacun à sa manière, face aux
dangers extrémistes qui menacent nos sociétés, nos enfants et la paix
civile. »
L’essayiste,
pasteur protestant Aimé Bonifas, ancien résistant-déporté, quant à lui,
disait :
« Oublier les
enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le
combat de nos frères mais aussi hypothéquer l’avenir »
Ne
manquons pas au devoir que nous impose l’histoire.
N’oublions
jamais que nos aîné.e.s dans les maquis, courage chevillé au corps, se
sont battus pour notre liberté, pour notre avenir.
N’oublions
jamais le sens du sacrifice qu’incarnent ces hommes et ces femmes qui
portaient en leur cœur la fierté de la France.
« C’est la mémoire qui fait toute
la profondeur de l’homme» écrivait Charles Péguy.
N’oublions
jamais que nous sommes les gardiens de cette mémoire !
N’oublions
jamais, pour hier et pour demain, pour nos enfants, pour leur avenir
N’oublions
jamais, demeurons vigilants et responsables, résistons toujours face aux
résurgences du fascisme et du nazisme, refusons le racisme, l’antisémitisme, la
xénophobie et toutes les intolérances.
Les
commémorations nous rappellent à notre devoir de mémoire et à notre responsabilité
vis à vis des jeunes générations: il ne s'agit pas simplement de déposer des
gerbes au pied de mémoriaux mais d'expliquer les faits du passé pour mieux
comprendre le présent et éviter que les mêmes horreurs se reproduisent.
A
tronquer l'Histoire, à
sous-estimer ses enseignements, à
ne pas en parler aux jeunes générations pour leur transmettre l'héritage de nos
aînés, nos
sociétés commettent une faute grave dont le prix se paie déjà.
Il
est illusoire de penser que la paix d'hier est acquise pour demain,
Demeurons
des citoyens vigilants car beaucoup de municipalités "oublient" les
temps forts que sont :
¤
« la journée nationale du souvenir
des victimes de la déportation » le dernier dimanche d’avril (le 28 en
2019)
et
¤ « la journée nationale de la Résistance
le 27 mai »
pour
laquelle nous avons tant lutté aux côtés des anciens Résistants et de leurs
associations.
Exigeons,
dans chacune de nos communes, des commémorations de qualité et l'implication de
nos élus, pour
que celles et ceux qui ont connu les heures sombres de notre Histoire n'aient
pas honte de nous.
Demandons aux directeurs d’école, aux chefs d’établissements et
aux enseignants de prendre une part active à ces journées
commémoratives pour que les jeunes d’aujourd’hui soient, plus tard, des citoyens à part entière et puissent vivre dans la Paix.
Pour
soutenir ‘’Résister Aujourd’hui’’ dans cette démarche et nous donner la
capacité d’agir, adhérez
et (ou) souscrivez, selon vos moyens avec le bulletin présent dans le blog. Merci.
Interpellez
chaque municipalité et tenez-nous au courant de vos interventions.
Amitiés
résistantes
Le
bureau national de « Résister Aujourd’hui » le 30 mars 2019