Nous, signataires, lançons un appel citoyen et mémoriel.
Dans cette situation, voter n’est pas un droit : c’est une responsabilité envers la démocratie.
"Résister Aujourd'hui" notre association a été créée en 1994 siège national : Cité des Associations, BP 403- 93,la Canebière 13001 Marseille L'association a pour but de perpétuer la mémoire de la Résistance, de la Déportation et de tous ceux qui ont participé de manière efficace à la Résistance. Elle défend les conquêtes du programme du Conseil National de la Résistance et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Elle stigmatise toute apologie renaissante du racisme et de la xénophobie
Dans cette situation, voter n’est pas un droit : c’est une responsabilité envers la démocratie.
À la veille des élections municipales, puis de l’élection présidentielle, notre pays se trouve à un moment décisif de son histoire démocratique.
Jamais
l’avenir de la République n’a été aussi fragile. Le passé revient au grand
galop.
Face à cette situation, voter n’est pas un simple droit : c’est une responsabilité collective.
Méfiez-vous des discours mensongers et trompeurs portés par le Rassemblement National, Reconquête et Identité-Libertés. Leurs votes à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen sont en contradiction avec leurs déclarations publiques.
Refusez toute banalisation de ces
discours.
Ces candidatures n’ont pour effet que de
diviser le pays et de promouvoir un projet politique inspiré des dérives
populistes observées ailleurs, notamment aux États-Unis sous l’ère trumpiste.
lorsque les démocrates se divisent ou se taisent, les forces extrémistes avancent.
Ce mécanisme est constant depuis les années 1930, des idées historiquement portées par
l’extrême droite deviennent “acceptables”, banalisées ou reprises par des
forces politiques traditionnelles. Nous assistons
actuellement, en France, à ce glissement progressif d’une partie de la droite
républicaine vers les thèses de l’extrême droite.
Nous rappelons que préserver la démocratie, c’est refuser toute complaisance avec ces extrêmes, c’est défendre l’universalisme contre le repli identitaire, la loi contre l’arbitraire, la vérité historique contre sa falsification.
Il ne
s’agit pas d’être d’accord sur tout, mais de se rassembler autour d’un socle
commun essentiel : la démocratie, l’État de droit, l’égalité et la dignité
humaine.
Dès 1943, au cœur de l’Occupation nazie, des femmes et des hommes de gauche, du
centre et de droite ont su dépasser leurs divergences pour résister ensemble au
nazisme.
Beaucoup
d’entre eux ont parrainé notre association. Ils s’appelaient Lucie Aubrac,
Chaban-Delmas, Marie-Jo Chombard de Lauwe, Geneviève De Gaulle, Père Jean
Cardonnel, Georges Guingouin, Jean Matteoli, Pierre Sudreau, Raymonde Tillon,
et beaucoup d’autres.
Ils
n’avaient pas les mêmes origines, ni les mêmes parcours, ni les mêmes
convictions.
Mais tous furent persécutés par un système totalitaire fondé sur la haine, la
peur et la négation de l’humain.
C’est honorer toutes les mémoires — résistante, politique, juive, tsigane,
homosexuelle — sans jamais les opposer.
C’est faire vivre une mémoire commune qui demeure une leçon universelle contre
le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le fascisme et toutes les formes
d’exclusion.
Aujourd’hui encore, la République a besoin de vigilance, de courage et d’unité.
L’abstention, le vote blanc et la division sont toujours des alliées objectives
des forces qui contestent les fondements mêmes de la démocratie.
Réunis en assemblée générale, nous appelons solennellement l’ensemble des citoyennes et des citoyens à la mobilisation, au vote et à la défense de la démocratie.
Responsables et candidats, de gauche ou de droite, nous plaçons notre confiance en votre attachement aux valeurs de la République, à celles défendues par le Conseil national de la Résistance et à votre responsabilité de les protéger.
Marseille le 7mars 2026