02 janvier 2013

Voeux 2013

Au nom de l'Association ''Résister Aujourd'hui'' 


Je vous présente nos meilleurs voeux pour l'Année 2013.
D’abord, bonne et heureuse année, bonne santé à chacune et chacun d’entre
vous et à ceux que vous sont proches.
Que 2013. nous donne la force de vaincre la bêtise humaine et la cupidité
sources de tous nos malheurs passés, présents et à venir.
Le racisme, l’antisémitisme, l’intolérance sous toutes ses formes, la haine de
l’autre ne peuvent nous laisser passifs.
La bête immonde dont parlait Bertold Brecht est toujours à l’affût en France,
en Europe et de par le Monde, soyons clairvoyants et alertons ceux qui ne
voient pas le danger, la mémoire revisitée de nos aînés nous l’enseigne.
Nous nous engageons, en 2013, avec votre soutien et votre aide à solliciter
toutes les forces vives de la nation pour qu’elles redonnent vie aux valeurs qui
ont inspiré le programme du Conseil National de la Résistance et la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme, valeurs toujours aussi pertinentes en ce début du
XXIème siècle.
L’éducation, la culture doivent permettre à tous, dès le plus jeune âge, de devenir des
citoyens éclairés dignes de ceux qui ont su combattre pour notre Liberté.
Que tous vos proches qui approuvent nos écrits et nos actions adhèrent à notre
association, nous avons besoin d’être de plus en plus nombreux, de toutes
générations, hors de tout clivage politique ou confessionnel, pour perpétuer la
mémoire de la Résistance, pour que solidarité et fraternité ne soient plus découvertes
de sens.

Il est temps d'ouvrir les yeux.
Il est temps de nous mobiliser.
Il est temps de combattre la barbarie dans l’unité la plus large.
Il est temps de redevenir humaniste.
Il est temps de Résister!

Ce sera notre objectif en 2013, vous pouvez nous rejoindre (voir bulletin d'adhésion )
Cordialement vôtre
Pour « Résister Aujourd’hui »
Michel Vial

20 octobre 2012

Appel de Toulouse des Cercles de silence de France

 

 A l’heure actuelle en France des Cercles de silence se réunissent généralement chaque mois dans 176 villes de France, une dizaine de villes en Espagne, et quelques villes en Suisse. Ils ont aidé beaucoup de personnes à prendre conscience qu’au nom de notre commune humanité elles ne peuvent tolérer certaines actions faites à l’encontre des « sans-papiers » au nom de tous les citoyens. Dès le départ "Résister Aujourd'hui" s'est engagé dans cette démarche.

Appel du 20 Octobre 2012,

A nos concitoyens,

Aux gouvernants et aux élus des Etats Français et Européens,

Nous Citoyens Européens

Venus de différents pays et réunis le Samedi 20 Octobre 2012 à Toulouse pour marquer 5 années de Cercles de Silence, nous voulons par ce geste :

- crier ensemble notre refus de l’inacceptable,

- interpeller les pouvoirs et les opinions publiques de nos différents pays.

Est-il acceptable que dans des pays qui se réclament continuellement de la démocratie et des droits humains, des femmes, des hommes, parfois des enfants, dépourvus de titre de séjour, soient traités comme des délinquants et placés dans des Centres de Rétention Administrative qui ressemblent à des prisons ? Ils n’ont commis aucune atteinte aux personnes et aux biens. L’irrégularité de leur situation administrative ne doit pas constituer un motif de privation de liberté.

Est-il acceptable que cette marque infamante et injuste de l’enfermement soit ajoutée à leur précarité ?

Est-il acceptable que ces hommes et ces femmes deviennent des boucs émissaires de nos difficultés économiques et sociales ?

Est-il acceptable que des étrangers qui souvent font les travaux les plus pénibles mal rémunérés, depuis des années, qui paient leurs impôts et leurs cotisations sociales depuis des années, et dont les enfants sont totalement intégrés dans leurs quartiers et leurs écoles, ne soient pas régularisés ?

Est-il acceptable que des mesures de bannissement viennent déchirer des familles et des couples ?

Nous Citoyens Français,

Dans son discours de Tulle le Président de la République a insisté sur le respect de la dignité de toute personne. Nous demandons que cette volonté politique et cette attitude se manifestent à tous les niveaux de l’administration.

Les mesures brutales et expéditives prises à l’encontre des Roms ne sont pas l’expression du changement attendu. Les organisations actives dans l’accueil et l’accompagnement des migrants, ont fréquemment dénoncé des règlements et des comportements honteux pour la France et les pays européens.                                                                                                                                        Nous demandons la fermeture des camps de rétention et de toutes les formes d'enfermement des migrants.                                                                                         Les associations et les représentants de migrants demandent du Gouvernement des règlements, des décrets, des lois, et des alternatives qui respectent véritablement les personnes que sont les étrangers dépourvus de titre de séjour.

Nous invitons encore tous nos concitoyens à exprimer, par des actes, l’impératif de leur conscience. Il revient à chaque personne de le rappeler à ceux qui détiennent une responsabilité dans la société.

L’être Humain n'est pas un objet.

où qu'il soit, il reste toujours une personne,

« Un membre de la famille humaine »(1)

A l'opposé, tout auteur de violence détruit en lui-même sa propre dignité.

(1) cf Préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme

 Appel finalisé par le Comité de pilotage du Cercle de silence de Toulouse, après l’échange du 20 octobre 2012

<cercledesilence.toulouse@laposte.net

10 septembre 2012

Intervention d’Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Education

à l’inauguration du Site-Mémorial du Camp des Milles, le 10 septembre 2012

Pourquoi parler ici après les noms de ces Justes qui, en silence, ont aidé, aimé, sauvé… ?
Comment parler après ces noms d’enfants qui disent la souffrance, et la souffrance de leurs parents ?
Effroyable…
Mais aussi comment ne pas écouter l’appel de leurs voix étouffées, comment se taire en pensant aux enfants d’aujourd’hui et de demain, dont nous ne voulons pas qu’ils soient un jour victimes, ou bourreaux, ou complices.
L’été 1942 connut les premières grandes rafles de juifs du sud de la France. Pétain et Laval avaient promis aux nazis de leur livrer 10 000 juifs de la zone libre. Ignominie… Et leur avaient proposé de déporter aussi les enfants. Ignominie suprême…
Parmi ces enfants, il y avait ceux dont ns venons d’entendre les noms, ceux du dernier convoi formé ici même pour Auschwitz, il y a 70 ans précisément aujourd’hui.
Et aujourd’hui, vous êtes là, Monsieur le Premier Ministre, représentant la France que nous aimons, la France que ces victimes et ces Justes aimaient, celle de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité, de la Justice, de la Dignité, de la Laicité ; celle qui doit sans cesse lutter contre ce qui peut la défigurer, la trahir, la salir.
Je suis profondément heureux et reconnaissant de la forte présence aujourd’hui de l’Etat dans notre Mémorial, affirmée avec éclat par le Haut patronage accordé par le Président de la République à cette cérémonie et par votre présence, Monsieur le Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres de la République, symbole fort.
Il y a 30 ans, nous avions espéré que l’Etat prendrait rapidement notre relais.                                        Il en fut autrement, et ce n’est que progressivement, comme d’autres, qu’il comprit l’ensemble des dimensions d’un projet d’intérêt général, s’engagea fermement aux côtés de la société civile, et prit toute sa place dans notre Fondation.

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres, dont je salue la qualité et le nombre si significatif,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les hauts représentants des autorités civiles, militaires et religieuses,
Mesdames et messieurs les anciens internés de ce camp, leurs familles et les familles de Justes des Nations,
Mesdames et Messieurs les représentants des associations et institutions éducatives, universitaires, culturelles, humanitaires, du monde économique et social, de la presse, des communautés juives, arméniennes, tziganes et musulmanes
Chers élèves qui représentez l’avenir de la transmission,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Au-delà des convenances, ces salutations sont aussi une manière de dire notre rassemblement exceptionnel, toutes opinions, fonctions et origines confondues, au nom de valeurs communes.
Je mesure la responsabilité qui est la mienne aujourd’hui.
Parler pour les personnes suppliciées.
Parler au nom de la société civile, des présents et des disparus, qui ont mené un combat difficile depuis presque trente ans pour ce projet de Mémorial, avec la passion de l’avenir. Pour que l’homme puisse apprendre de ce passé et de ce lieu, puisse apprendre de l’engrenage de persécutions que connut ce camp contre les supposés ennemis et contre les soi-disant « indésirables », qui conduisit au génocide contre les juifs.
Quelques hommes et femmes furent très longtemps seuls dans ce combat, pour surmonter des obstacles nombreux, pour convaincre, jour après jour, pour travailler nuit après nuit, sans aucun moyen, sans aucun appui, bien au contraire.
Une puis deux générations nouvelles les ont rejoints, puis des institutions, qui leur ont permis de réaliser enfin ce qu’ils croyaient juste et nécessaire pour les générations futures.
Il y a une part d’injustice dans l’honneur qui m’est fait de parler seul au nom de tous. Je ne peux ici préciser le rôle de chacun comme j’ai tenu à le faire dans le livret où chacun prend la parole et qui vous a été distribué.

Je veux cependant souligner le rôle fondateur des anciens résistants et déportés, au premier rang desquels Denise Toros-Marter, Louis Monguilan et mon père Sidney Chouraqui. Je les salue avec respect pour le courage et les épreuves qui marquent leur histoire personnelle, mais aussi pour avoir été les premiers à soutenir le projet qui se dessinait, malgré son ambition a priori peu réaliste. A leurs côtés, quelques bénévoles contribuèrent hautement au projet : Serge Klarsfeld bien sûr, Jean-Louis Medvedovsky et les militants discrets et efficaces de l’Association du Wagon-souvenir, Jacques Henceval, Marc Woitrin ; puis Bernard Chevallier, Philippe Joutard, Max Polonovski, Mondher Abdennadher, Marie-Laure Sauty de Chalon, première « messagère du Mémorial », d’autres encore... Qu’ils en soient tous chaleureusement remerciés.
Je veux souligner également l’action décisive des collectivités locales, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, du Groupe Lafarge, du CRIF, de la Fondation Ecureuil, et en particulier du Mémorial de la Shoah qui a assuré avec rigueur le commissariat des parties historiques de nos expositions. A leur tête, Michel Vauzelle, Jean-Noël Guerini, Maryse Joissains-Masini, Eugène Caselli, Richard Prasquier, David et Eric de Rothschild,
Bruno Lafont, Alain Lacroix, agissent à nos côtés avec une détermination et une sincérité peu communes que je tiens à saluer respectueusement. Ils ont été rejoints par Orange, la SNCF, AXA, Alteor d’autres encore que nous remercions très sincèrement.
Je n’oublie pas enfin l’ensemble des personnes qui ont apporté leur soutien, de façon souvent admirable : membres de notre Conseil scientifique international, enseignants, chercheurs, acteurs culturels, militants associatifs, journalistes, agents de l’Etat ou des collectivités, salariés d’associations ou de fondations, beaucoup nous ont aidés discrètement à construire ou faire connaître un projet rigoureux scientifiquement, techniquement et financièrement.
Sans vous tous, réunis par delà de fortes différences de sensibilité ou d’opinions, ne serait pas accompli aujourd’hui aux Milles le pas historique que constitue pour la France la reconnaissance apaisée d’un Vel d’Hiv du Sud, d’un Vel d’Hiv sans occupation allemande. La reconnaissance, que cette mémoire est au service de tous, et surtout que c’est bien en l’homme que peut se cacher le mal, quelle que soit sa nationalité ou ses origines.
Sans vous, sans votre soutien, sans votre confiance, ce projet n’aurait pas vu le jour dans la pluralité de ses grands objectifs, de mémoire et d’histoire d’une part, d’éducation, de formation et de recherche d’autre part, mais aussi de culture vivante, dans ses murs et hors les murs, y compris à l’international.
Notre objectif culturel s’appuiera sur l’exceptionnel patrimoine que constitue le Camp des Milles et sur la présence nombreuse d’artistes internés dans ces lieux. L’expression artistique peut permettre d’approcher par la sensibilité ce qui a parfois été appelé « l’indicible » de l’horreur génocidaire. En complément bien sûr du discours de raison.
Celui-ci, fruit d’un travail scientifique d’une dizaine d’années, fonde un volet d’éducation citoyenne qui propose au visiteur des clés de compréhension pluridisciplinaires sur les mécanismes individuels et collectifs qui ont conduit - et qui peuvent encore conduire - à l’horreur génocidaire
A l’unanimité les Nations Unies ont décidé de faire du 27 janvier une Journée annuelle reconnaissant que la Shoah est une histoire singulière qui éclaire d’un soleil noir les égarements possibles de l’homme moderne. 
Les résistants et les rescapés de la Shoah ont souvent essayé de mettre au service de tous leur expérience du pire, de faire émerger l’universalité des mécanismes humains qu’elle révèle. Ils n’ont pas toujours été compris.
Mais aujourd’hui les ambassadeurs sont nombreux à nos côtés, et les associations arméniennes, tziganes, musulmanes ou juives ont su partager avec nous cette idée fondamentale que la Shoah tend un miroir à toute l’humanité pour mieux se comprendre elle-même.
Dans cette perspective, nous essayons , pour la première fois sur un lieu de mémoire, de dépasser le Plus jamais ça !                                                                                                                                       et de nous appuyer, au-delà de l’histoire, sur les autres sciences de l’homme pour comprendre Comment faire pour que Plus jamais ça ?
Nous y travaillons avec modestie devant l’infinité des questions posées, mais avec détermination devant les exigences du présent qui, ne nous trompons pas, est aussi porteur de malheurs si l’on n’exerce pas une vigilance trempée dans l’expérience et surtout dans l’analyse de l’expérience.
Celle-ci nous dit comment l’on passe par étapes du stéréotype le plus commun au préjugé dangereux, de l’insulte dans la cour d’école aux pierres contre des bâtiments puis contre des hommes, de la peur à l’agressivité et à la violence, d’une croyance aveugle au rejet de l’Autre, des livres brûlés aux hommes gazés, de l’ordinaire de la Tuilerie des Milles à l’extraordinaire d’Auschwitz ; comment, avant même cet engrenage des insultes et des violences, tout commence, en chacun de nous, par l’exclusion mentale de l’Autre différent, qui peut ouvrir la voie à l’exclusion sociale puis institutionnelle voire physique.
On explique ici que ce processus criminel a besoin d’hommes ordinaires qui laissent faire ou deviennent complices, se laissant aller à des mécanismes humains récurrents comme la soumission aveugle à l’autorité, le conformisme de groupe, la passivité, la recherche de boucs émissaires…

Mais on montre aussi que tous les génocides font émerger des hommes et des femmes qui résistent, qui sauvent, ou qui, comme aux Milles, restent debout face à la volonté de les déshumaniser pour plus facilement les assassiner.
Un « Mur des actes justes » présente ainsi, à la fin du parcours d’exposition, la grande diversité des actes de sauvetage et de résistance constatés pendant le génocide arménien, la Shoah, l’assassinat des tziganes, le génocide rwandais.
Croyez-moi, quel réconfort que de travailler sur ces cas si nombreux de fraternité et de courage face au mal !
Comment ne pas vouloir prolonger leur message d’espoir en l’homme qui agit ?
Car nous ne voulons pas que le jeune visiteur sorte de ce lieu écrasé par la tragédie mais avant tout conscient que, éclairé par l’expérience du pire, chacun peut réagir à temps, chacun peut résister, chacun à sa manière, comme personne et comme citoyen.
Face à d’indécentes concurrences des mémoires, la démarche proposée ici ne peut-elle aider aussi à construire une solide convergence des mémoires, fondée sur ce qu’il y a de commun dans leur expérience des comportements humains, des pires aux plus admirables ?
C’est aujourd’hui la France -ses institutions et sa société civile- qui se rassemble autour d’une telle mémoire.
D’une mémoire qui peut ancrer fortement nos valeurs humanistes sur un socle vécu de souffrance et de courage, au camp des Milles en particulier.
Un lieu-témoin prend ici le relais des témoins et montre jusqu’où peut mener le non respect de ces valeurs, dans un monde où l’antisémitisme et le racisme creusent de nouveaux chemins qui menacent gravement le vivre ensemble.
Un lieu de mémoire est un ancrage fort des représentations collectives. Ce lieu apporte ainsi sa contribution éthique à une perte de repères consécutive aux crises et surtout aux déstabilisations idéologiques et pratiques provoquées par la puissance technologique qui progresse plus vite que la capacité humaine à l’encadrer, comme par l’émergence bouleversante d’un village planétaire dont les habitants se découvrent dans des échanges
fructueux, mais aussi dans de terribles crispations identitaires et sur un terreau d’injustices sociales et souvent d’inculture.
En ce 10 septembre 2012, nous tournons donc une longue page de l’histoire de notre projet citoyen. Nous en ouvrons une autre, qui s’annonce a priori moins difficile mais riche d’actions passionnantes. La jeune et belle équipe de notre Fondation ressent l’honneur de partager un héritage mémoriel qui nous grandit tous. Avec la maîtrise d’oeuvre, les entreprises et leurs ouvriers, elle a su assumer efficacement la lourde charge d’un chantier complexe et sensible. J’ai confiance en elle pour porter avec coeur les valeurs du Mémorial et pour travailler avec nos partenaires au développement dans la durée de ce lieu nécessaire.
Une cause qui nous dépasse ne permet-elle pas de se dépasser ?
Jan Kraus, tu avais un an, certains voulaient effacer à jamais ton nom, il vivra ;
Walter Hasenclever tu as mis fin à tes jours, pas à ton destin ;
Karl Bodek, tes peintures murales continueront d’envoyer leurs messages colorés de fraternité,
Alice et Henri Manen, Auguste et Marie-Jeanne Boyer, Justes des Nations, vous resterez des exemples malgré votre modestie ;
Abraham BANK, Daniel DAVISSE, Manfred KATZ, Paula KOIRAN, Monica LIPMAN WULF, Sem SZMULEWICZ, Herbert TRAUBE, vos souffrances et votre courage au camp des Milles sont reconnus aujourd’hui,
Enfants d’aujourd’hui, nous vous offrons un trait d’union entre le passé et l’avenir, un outil pédagogique innovant qui vous aidera à apprendre du passé pour être vigilant et pour vivre en paix avec les autres et avec soi-même.
Notre France, tu es en ce jour fidèle à ton plus beau visage, celui des droits humains !

10 juin 2012

Projets d’activités 2013

 

 

- Soutien du Concours National de la Résistance et de la Déportation

 Mars- Participation à la semaine nationale contre le racisme conférences dans les lycées et collèges à la demande des Professeurs d’histoire

 Pétition et interventions auprès de tous les députés et sénateurs pour qu’ils se positionnent contre les poussées d’extrême droite et pour la défense des valeurs du programme du Conseil national de la Résistance, pour qu’ils se prononcent pour que le 27 mai soit Journée nationale de la Résistance.

Ce jour sera évoqué, dans toutes les écoles, ce que fut la Résistance, ses buts, son rôle, ses idéaux. Et mis particulièrement en lumière les mécanismes, toujours semblables, qui peuvent conduire à nouveau à l’émergence des forces les plus rétrogrades.

 - Participations à la vie du Front Antifasciste Européen (Siège à Bruxelles), du musée virtuel de la Résistance à Marseille et du Front International de la Résistance (siège à Berlin)

 - 18 et 19 mai- Participation chaque année au rassemblement « paroles de résistance » au plateau de Glières  Haute-Savoie

 27 et 28 mai Participation chaque année aux commémorations au mémorial Jean Moulin à Salon de Provence (13)

 Juin organisation avec la mairie de Lambesc et le comité du monument de St Anne d’une importante manifestation sur la période 1939/45 à Lambesc – présentation du Livret historique sur le camp d’internement de Lambesc

 - Communiqué rappelant les appels du 17 juin 1940 Charles Tillon, Edmond Michelet, Germaine Tillion et Daniel Cordier et du 18 juin Général de Gaulle

 - Inauguration de différents événements sur la Résistance et la Déportation à la demande des municipalités

 - Poursuite de la réflexion avec le « réseau citoyens résistants » sur un projet de société du 21ème siècle à partir du programme du Conseil National de la Résistance.

 - Dénonciation de toutes les émergences de l’extrême droite en Europe.

 - Edition régulière de notre Bulletin d’informations

 - Tenue de notre blog et création éventuelle d’un nouveau site

 Juillet- participation au festival des Musiques Interdites à Marseille.

 Octobre- organisation de la manifestation « Croque-Fruits » à l’Alcazar et dans d’autres lieux à déterminer.

 Novembre – Manifestation au Théâtre Toursky sur le peintre –Résistant Jean Amblard avec Exposition et conférence débat


02 janvier 2012

Voeux 2012

 


"Résister Aujourd'hui" vous souhaite une bonne et heureuse année 2012 !

Cette année encore, nous perpétuerons la mémoire de la Résistance et de la Déportation avec votre soutien.
Que tous vos proches qui se retrouvent dans nos écrits et nos actions nous rejoignent. Nous avons besoin de leur aide pour continuer à défendre les valeurs de la Résistance et l’esprit du programme du C.N.R.
Que solidarité et fraternité ne soient plus découvertes de sens.
Que l’esprit de l'appel des vétérans de la Résistance pour 2012
dit "Appel de Thorens-Glières" triomphe.
A bientôt
N'hésitez pas à nous contacter : resister@resisteraujourdhui.com

Retrouvez toutes les actions de l'association sur notre blog : www.resistonsaujourdhui.blogspot.com

En cette nouvelle année nous rappelons à nos adhérent(e)s, sympathisant(e)s et ami(e)s qui ont signé ou signeront la pétition « Appel des vétérans de la Résistance pour 2012 » relayée par Résister Aujourd’hui que celle-ci est bien l’Appel de Thorens-Glières du 14 mai 2011 initié par nos amis «Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui ».
Nous vous convions à consulter la pétition initiale en cliquant sur

http://www.appel-de-thorens-glieres.fr

Notre appel du 18 octobre au Théâtre Toursky à Marseille était explicite à ce sujet, nous déclarions :

.....avec les « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui »
et l’association nationale « Résister Aujourd’hui »
qui nous a réuni aujourd’hui au Théâtre Toursky à Marseille, souhaitons que tous les citoyens, toutes les associations, tous les syndicats, tous les partis, participent à l’élaboration d’un Projet de Société pour le XXIème siècle en repartant du programme du CNR « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944 par des résistants de toutes opinions.
Nous pensons que ce programme politique constitue toujours un repère essentiel
de l’identité républicaine française.

Nous soutenons les Vétérans de la Résistance et de la Déportation ainsi que l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » qui ont lancé l’Appel de Thorens-Glières le 14 mai 2011, et appelons, avec eux, tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».

Vous êtes très nombreux à avoir signé cet appel et nous convions tous nos amis qui n’auraient pas eu l’occasion de le faire de nous rejoindre et d’élargir au maximum auprès de vos contacts et de leurs propres listes de diffusion.

http://www.appel-de-thorens-glieres.fr
et
la nouvelle pétition (relais de Résister Aujourd’hui) hébergée sur :
http://10839.lapetition.be

cordialement

Pour « Résister Aujourd’hui » Michel Vial

19 octobre 2011

Intervention de Michel Vial au Théâtre Toursky à Marseille

 Après ce poème de Léo Ferré déclamé par notre ami Richard Martin, après tous les intervenants que nous venons d’entendre,

nous avons encore plus de raisons de résister aujourd’hui.

 « Résister Aujourd’hui » , notre association a été créée en 1994, à l’initiative d’anciens Résistants pour perpétuer la mémoire, l’esprit et les valeurs de la Résistance, pour dénoncer toute apologie et résurgences du racisme, de l’antisémitisme et des thèses d’extrême droite

 Dès notre création notre comité de parrainage comprenait, à l’image du Conseil National de la Résistance des personnalités de toutes tendances politiques ou confessionnelles

 C’est en nous appuyant sur nos statuts, nos engagements et notre comité de parrainage que nous organisons cette réunion-débat. Nous voulons réunir en un seul élan tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs que défendaient les Résistants, qu’on soit de gauche, de droite ou d’ailleurs. 

Au plateau de Glières les 14 et 15 mai 2011 des vétérans de la Résistance nous appelèrent à une insurrection pacifique.

 Après le succès de ce rassemblement, avec le frémissement actuel de tous les indignés du monde, devant les percées extrémistes en France et ailleurs, avec les atteintes contre les acquis du programme du Conseil National de la Résistance,

 Nous vous appelons à un sursaut citoyen et pensons que le Théâtre Toursky peut être un des ferments de cette insurrection pacifique et humaniste.

C’est une nouvelle étape pour la reprise en mains de nos destinées dans une France plus juste, plus démocratique, plus généreuse où chacune et chacun pourra travailler, se nourrir, se loger, se soigner, s’éduquer et se cultiver comme le prévoyait le programme du CNR et comme le 1er gouvernement de  4ème République a eu la lucidité et le courage de l’appliquer dans une France bien plus pauvre qu’aujourd’hui.

 Nous aborderons ce soir plusieurs points :

·        La banalisation des idées d’extrême-droite

·        La défense des acquis du programme du CNR

·        Le devoir de mémoire.

 Il y a eu beaucoup de sacrifices et de souffrances pour libérer l’Europe de la folie hitlérienne.

 Et 66 ans après la capitulation nazie et le retour des camps de la mort, les crimes racistes, la xénophobie, l’intolérance et le rejet de l’autre restent une réalité.

On sème ainsi impunément la haine envers l’autre en banalisant les idées d’extrême-droite  et de la parole aux actes, le pas est vite franchi.

 Cet été en Norvège les idées d’extrême droite ont encore armé le bras d’un fanatique.

 Nous avons en mémoire, les cinq petits fachos nourris aux thèses de l'extrême droite qui ont profané en 1990, le cimetière juif de Carpentras.

En 1995, l’assassinat du jeune comorien de 17 ans, Ibrahim Ali, par des colleurs d’affiches du Front National                                                                                                                          

L'assassinat du Marocain sortant de la mosquée à St Etienne, et combien de souffrances et d'humiliations à connotation raciste depuis.

 A travers toute l’Europe, c'est à celui qui sera le champion de l'intolérance et cela créé un climat xénophobe et raciste qui aboutit à ces actes monstrueux et qui demain peut nous replonger dans l’obscurantisme et le fascisme d’hier.

 Nous ne sommes pas en reste en France.

 Au 2ème tour des cantonales cette année le FN a très souvent récolté de 45 à 50% de voix.

Les électeurs n’ont plus honte de voter pour le FN et d’après un sondage 52% des français estiment que le FN devrait être considéré comme «un parti comme les autres»

 Il y a quelques années seuls le Front National et le MNR étaient porteurs d’idées racistes, antisémites et xénophobes et nous les stigmatisions chaque fois avec force.

Tous les partis républicains de droite ou de gauche rejetaient  le FN, ses propos et ses actes

 Rappelons-nous cette déclaration d’un homme politique 

Je cite

« Je n'ai pas l'intention d'accepter la moindre parole qui serait de nature raciste ou antisémite. Je ne connais qu'une stratégie, celle de la tolérance zéro : ne rien accepter et sanctionner tout de suite. Il n'y a jamais d'acte antisémite ou d'acte raciste qui soit mineur. Qu'il s'agisse d'une parole ou d'un geste, qu'il y ait des victimes ou non, c'est toujours quelque chose de grave »?

fin de citation.

C’était simplement, Nicolas Sarkozy, le 25 juillet 2005.

 Depuis, le vote des intolérants est considéré un appoint indispensable, certains élus, souvent des ministres en fonction et la Droite Populaire endossent le maillot de défenseur des idées d’extrême droite.

Les peurs, les inquiétudes , les angoisses instrumentalisées favorisent la montée de l’intolérance.

 Aujourd’hui, en 2011, une grande partie de nos concitoyens ne croit pas et ne mesure pas le danger de la résurgence de ces thèses.

 Pour que les valeurs de la résistance ne soient pas trahies

nous devons dénoncer cette banalisation afin de stopper cette poussée extrémiste.

nous devons rester fidèles à la mémoire et aux engagements de ceux qui se sont battus

au risque de leurs vies pour défendre nos libertés.

nous devons exiger de ceux qui nous gouvernent ou qui veulent nous gouverner

une attitude ferme face à la banalisation des idées d’extrême droite.

 2ème thème

la défense des acquis sociaux et culturels du programme du CNR

 Le Conseil National de la résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943  était composé de démocrates de tout horizon politique ou confessionnel

8 mouvements de la Résistance, 6 partis politiques et 2 syndicats.

Le 15 mars 1944, ils adoptaient le programme du Conseil National de la Résistance.

 67 ans après son adoption, ce texte est pour nous une double source d’inspiration, pour l’esprit qui l’anime et pour les institutions qu’il a permis de fonder.

 Ce programme préparait la renaissance de la France 

après cinq années de trahison, de fascisme vichyssois soutenu par le nazisme hitlérien,

après cinq années de souffrances et de sacrifices.

 Ce texte audacieux est à l’origine de nombreuses conquêtes (la sécurité sociale, les retraites généralisées et décentes, le droit au travail, à la santé, à l’éducation et à la culture pour tous,             la maîtrise des services publics, la liberté de la presse et son indépendance, le retour à la nation des grands moyens de production, des cies d’assurance et des grandes banques

 Il y avait, dans ce programme l’affirmation d’une vision et cette vision est toujours valable aujourd’hui.

 Et la vidéo que nous avons vu au début de la soirée nous rappelle l’impérieuse nécessité de défendre ces acquis et demander aux candidates et candidats à un mandat public de s’engager.

 Quand on voit, en France, que les 1% les plus riches possèdent 24% de la richesse du pays tandis que les 50% les moins bien lotis n’en possèdent que 6%, Il y a un hold up des banques et des marchés financiers sur la répartition des richesses créées par tous.

 La santé, l’éducation, la culture sont sacrifiées et laissées aux mains du privé ou du pouvoir en place et échappe au contrôle des citoyens.

 Quand nous voyons le pouvoir actuel arrêter et chasser les Rroms cela nous rappelle combien les Tziganes comme les juifs ont déjà payé, sous Vichy, cette politique raciste et xénophobe.

Les femmes et les hommes de ce pays doivent  retrouver leur dignité.

On ne peut se taire plus longtemps, il est temps de se rebeller et de placer tous ceux qui cautionnent pareille politique, contraire aux idéaux de la Résistance, devant leurs responsabilités ? 

Quelques textes nous permettent de retrouver l’esprit et les valeurs de la Résistance.

Ce sont des textes tous empreints de Justice, de Générosité, de Liberté, de Fraternité et d’Egalité

  • le programme du CNR bien sûr

      mais aussi

  • l’Appel des Vétérans de la Résistance du 15 mars 2004
  • l’Appel de Thorens Glières (Raymond Aubrac et Stéphane Hessel) le 14 mai 2011 
  • la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 est également un texte référent dont René Cassin a été un des principaux rédacteurs et auquel Stéphane Hessel a participé.

 Attentifs à ces textes, nous devons manifester notre réprobation et notre opposition devant le démantèlement des acquis du programme du CNR et exiger avec force son actualisation et  la création d’un projet ambitieux pour le XXIème siècle.

 Je voudrais parler du devoir de mémoire,  tout le monde l’évoque mais il y a beaucoup de confusions et de remises en cause.

 La mémoire doit être une mémoire vive où mémoire et réflexion se côtoient.

 La mémoire vive, c’est permettre une compréhension des événements et des actes d’hier, permettant ainsi de mieux construire son avenir.

L’histoire de la société depuis des siècles s’est construite à partir d’une utopie, d’un espérance en des jours meilleurs, dont les femmes et les hommes ont besoin.

Les combats de nos aînés ont été menés à partir de la vision de la société à laquelle ils aspiraient pour leurs enfants.

En menant cette bataille de la mémoire, nous faisons connaître l’utilité de leurs luttes, l’histoire de l’émancipation humaine qui a conduit à la conquêtes des valeurs républicaines qui constituaient  jusqu’à aujourd’hui le socle de notre société.

Plus que jamais, nous avons besoin que se construise, entre les idéaux des Résistants d’hier et les volontés des citoyens-résistants d’aujourd’hui, une large osmose capable de donner un nouveau souffle aux acquis démocratiques, sociaux et culturels de 1945.

Quand nous dénonçons ces atteintes aux libertés fondamentales, c’est pour mieux faire comprendre les mécanismes, toujours semblables qui peuvent conduire à nouveau à l’émergence des forces les plus rétrogrades et à la barbarie écrasant les droits élémentaires de la Démocratie, que ce soit en France ou ailleurs.

Nous devons montrer et analyser les engrenages des intolérances mais aussi la responsabilité de l’homme et de la femme d’aujourd’hui, nous devons informer, et encore informer afin que chacun, notamment les jeunes soient conscients des dangers et se comportent en citoyens responsables.

La mémoire vécue de nos anciens nous rappelle que dans les années trente c'est sur le terreau du chômage et de la misère grandissante que germa le fascisme en Italie et le nazisme en Allemagne. 

Ce sont les mêmes conditions relatives qui avivent, encore aujourd'hui, haines raciales et passions nationalistes. N’oublions pas que la crise économique de 1929 déboucha sur la montée du fascisme, du franquisme, du nazisme et sur la 2ème guerre mondiale.

Avec cette compréhension, comment ne pas réagir vivement à la suppression des enseignements d’histoire dans les classes de terminales scientifiques. L’histoire est une matière transversale, indispensable à tous. Cette suppression est un déni de devoir de mémoire.

Nous demandons aux côtés des Résistants, que l’histoire de la Résistance et de la Déportation soit enseignée, dans tous les collèges et lycées.

Nous demandons également que le 27 mai, jour anniversaire de la création du C.N.R., devienne journée nationale de la Résistance.

Ce jour serait évoqué, dans toutes les écoles, ce que fut la Résistance, ses buts, son rôle, ses idéaux.

Nous demandons aux candidats aux présidentielles et aux législatives de se déterminer clairement sur tous les sujets abordés ce soir et nous dire comment ils vont réaliser cette œuvre de reconstruction qui devra être aussi forte que celle faite en 1944 /45 par  le Conseil National de la Résistance.

Nous devons être prêts à faire pression et chercher tous les points de convergences entre associations, mouvements, syndicats et partis se réclamant de la Mémoire de la Résistance.

 A la veille de 2012, échéance électorale, nous avons ensemble la volonté de voir refleurir les idéaux de la Résistance.

Nous ne pouvons rester impassibles devant la banalisation des idées d’extrême droite en France et en Europe.

Nous ne pouvons rester indifférents devant le démantèlement des acquis sociaux et culturels

du programme du Conseil National de la Résistance.

Nous avons une responsabilité historique

Nous appelons les nouvelles générations à réfléchir avec nous sur les causes toujours semblables de la montée des extrémismes de droite et des dangers que cela représente.

Nous appelons tous les démocrates et notamment les plus jeunes à se mobiliser pour participer à la rédaction du « projet de société du 21ème siècle » reprenant les principes du programme du Conseil National de la Résistance en les adaptant à notre époque.

Ce projet initié par « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » sera un élément déterminant de nos luttes futures

Nous mettrons, ensemble, tout en oeuvre, pour que ce projet prenne forme, 

pour que l'intelligence gagne du terrain sur l'intolérance. 

pour que la fraternité entre les hommes et la solidarité entre les Peuples fassent reculer l'intolérance et la barbarie,

pour que la responsabilité et la vigilance de chacun garantissent la Liberté de tous ceux qui vivent et qui vivront sur notre planète.

Comme Lucie Aubrac , nous disons que « le verbe Résister doit toujours se conjuguer au présent »

Vive la Résistance ! 

Marseille le 19 octobre 2011

18 octobre 2011

Appel des 500 (Théâtre Toursky à Marseille)

 


Dans le cadre de l'Université Populaire, lors de la conférence-débat organisée par ''Résister Aujourd'hui'' le 18 octobre 2011 : 
¤ contre la banalisation des idées d’extrême droite 
¤ pour la défense des conquêtes sociales et culturelles
du programme du Conseil National de le Résistance. 
¤ pour le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

en présence de

Denise Toros-Marter - ancienne Déportée, Pdte de l’Amicale d’Auschwitz
Michel Caccioti, - ancien Résistant, Pdt de l’ARAC des B du Rh


mais aussi des Résistants d’aujourd’hui parmi lesquels : 


Patrick Pelloux -médecin urgentiste, président de l'AMUF
Catherine Lecoq -Comédienne, chanteuse, syndicat français des artistes
Hugues Leenhardt - enseignant en Résistance
Jean-Claude Aparicio - Ligue des Droits de l’Homme
Patrick Aït Aïssa - délégué CGT à Carrefour
Michel Vial  président de "Résister Aujourd’hui"

appuyé par un intermède musical avec

les Polyphonies Bourlingueuses

qui ont interprété

des chants de Résistance du Monde.


et la participation poétique de Richard Martin

Nous avons dépassé l’indignation                                                                et avons exigé le respect de la Mémoire de nos aînés,


comme Léo Ferré l'aurait fait,                                                                                      ensemble, nous avons donné l'alarme avec des cris d'oiseaux et adopté par applaudissements à l'unanimité des 500 participants la motion suivante transmise à nos gouvernants et aux candidat.e.s aux élections de 2012  : 


 Avec les "Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui" et l'association nationale ''Résister Aujourd'hui'' qui nous a réuni au Théâtre Toursky à Marseille, nous souhaitons que tous les citoyens, toutes les associations, tous les syndicat, tous les partis républicains participent à l'élaboration d'un projet de société            pour le 21 ème siècle en repartant du programme du CNR "les jours heureux" adopté le 15 mars 1944 par les résistants de toutes opinions.

Nous pensons que ce programme politique constitue toujours un repère essentiel
de l’identité républicaine française.


Nous soutenons les Vétérans de la Résistance
qui ont lancé l’appel de Thorens-Glières le 14 mai 2011,
et appelons, avec eux, tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».


Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale.                                          Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis.
Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine.
Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

¤ Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
¤ Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
¤ Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine
d’« Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

¤ Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
¤ Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.
¤ Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme la santé, l’eau, la nourriture et l’énergie.

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute-nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.

Pour cela nous appelons ceux qui nous gouvern
ent ou qui veulent nous gouverner à prendre ces 3 engagements et à les appliquer.

adopté à l'unanimité des 500 participants, Marseille le 18 octobre 2011