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"Résister Aujourd'hui" notre association a été créée en 1994 siège national : Cité des Associations, BP 403- 93,la Canebière 13001 Marseille L'association a pour but de perpétuer la mémoire de la Résistance, de la Déportation et de tous ceux qui ont participé de manière efficace à la Résistance. Elle défend les conquêtes du programme du Conseil National de la Résistance et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Elle stigmatise toute apologie renaissante du racisme et de la xénophobie
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Résister Aujourd'Hui vient de signer une pétition appelant la Commission européenne à mettre un terme aux mauvais traitements infligés aux migrants en Grèce.
Des incendies ont détruit l'un des plus grands camps de réfugiés d'Europe à Moria, en Grèce, et laissé 13 000 personnes sans abri. L'UE doit respecter tous les droits humains .
« La démocratie n’a pas besoin de violence mais de raison »
Président de la Fondation du Camp des Milles-Mémoire et éducation, Alain Chouraqui a présenté ce mardi, à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, l’édition 2020 de l’indice d’analyse et d’alerte républicaine et démocratique.
Aghate Lhôte du Journal "La Marseillaise" l'a interviewé.
Qu’est-ce que l’indice
d’analyse et d’alerte républicaine et démocratique ?
Alain Chouraqui : Cet indice est la traduction chiffrée de nos analyses scientifiques sur les tragédies de l’Histoire, en les appliquant à ces dernières décennies. Nous avons voulu essayer de mesurer le risque pour la démocratie aujourd’hui à partir des leçons du passé. Elles ont été analysées scientifiquement pendant 15 ans par notre équipe et ont conduit à des analyses assez précises sur les mécanismes humains qui peuvent conduire au pire, ainsi que sur les capacités de résistance. La volonté a été de pouvoir arriver à mesurer le risque d’engrenage contre la démocratie en prenant les caractéristiques principales de chaque étape et en trouvant pour chaque caractéristique des statistiques fiables comme la crise économique, le chômage des jeunes, les violences racistes etc.
Justement, quelles sont les étapes qui
peuvent mener à un engrenage contre la démocratie ?
A.C. : Il existe trois étapes qui ont chacune leurs caractéristiques. La première est marquée par des crises diverses. La deuxième étape concerne le passage de la démocratie au régime autoritaire et se scinde en deux parts majeures allant de la perte de repères à la fin de l’état de droit par la force ou les urnes. Enfin, la troisième étape qui peut être observée dans l’Histoire si les résistances sont insuffisantes, est l’extension des persécutions et des menaces contre tous. Aujourd’hui en France nos outils d’analyse montrent que nous serions au début de l’étape 2.
Comment expliquer que la France soit à la deuxième étape du processus alors que c’est un pays démocratique ?
A.C. : On constate que les caractéristiques du passé concernant cette étape correspondent à ce que l’on observe actuellement. Je pense notamment à la perte de repères, au rejet des élites… Dans les mécanismes de sociétés en crise, il n’y a pas grand-chose de nouveau et la société actuelle est en train de suivre le même chemin dans les grands points d’étapes et nous disons « alerte ». Les deux points les plus inquiétants que nous observons aujourd’hui sont d’une part l’augmentation des violences et des radicalisations qui sont un élément d’accélération considérable et d’autre part les crispations identitaires qui dans l’Histoire ont mené au pire. Ce sont elles qui ont conduit à la Shoah, au génocide des Arméniens ou des Tutsi. Donc quand une société voit les crispations identitaires prendre une place considérable dans sa vie publique, là il y a un énorme danger. Selon l’indice, entre 1990 et 2019, les risques pour la démocratie ont été multipliés par 5.
Que faut-il absolument éviter aujourd’hui ?
A.C. : Il faut évidemment éviter d’en arriver à un régime autoritaire en France, et les résistances sont possibles. D’ailleurs il y a eu un bel exemple quand après les attentats de 2015 il y a eu pendant deux ans une baisse très nette de l’indice des risques pour la démocratie, alors qu’on aurait pu imaginer un coup d’accélérateur considérable pour l’engrenage. Les Français ont montré leur résistance, leur résilience et n’ont en majorité pas joué ce jeu-là. Elle a été appuyée par les positions très claires des pouvoirs publics qui ont alerté sur le risque d’amalgame, entre autres. On est maintenant dans un engrenage qui est inquiétant mais heureusement on peut lui résister grâce notamment à la prise de conscience démocratique et à l’éducation.
Faut-il assister à des drames pour voir naître une prise de conscience ?
A.C. : Je le crains car nous sommes dans une société tellement pressée, portée sur l’immédiat, qu’il faut parfois des électrochocs. D’ailleurs on peut se demander si la crise de la Covid ne peut pas jouer un rôle de cet ordre dans les deux sens. C’est-à-dire d’un côté la possibilité de prendre du recul sur les grands problèmes et de l’autre habituer hélas les populations à des restrictions de liberté même si elles sont aujourd’hui nécessaires.
A.C. : Après 2017, l’indice est reparti à la hausse et a rejoint la tendance lourde. Cette tendance lourde est due largement aux actes racistes et antisémites favorisés par des extrémismes identitaires. Jusqu’en 2018, l’indice était vers le haut à cause de l’antisémitisme surtout et, entre 2018 et 2019 au-delà de l’antisémitisme qui a continué à progresser, ce sont les actes racistes qui ne sont ni antisémites ni antimusulmans qui ont explosé avec une augmentation de 130 % en un an.
Depuis quelques temps nous voyons une libération de la parole raciste et antisémite qui s’est normalisée, quelle analyse peut-on faire au niveau de la société ?
A.C. : Je pense que cela fait partie des signaux de brutalisation de la société. Il y a un moment où les sociétés deviennent plus violentes dans leurs comportements, leurs échanges et c’est un moment inquiétant. Cela signifie que les extrémismes sont en train de l’emporter et cela nourrit les passions alors que la démocratie a besoin de raison, pour le dialogue, les échanges et même les confrontations.
Entretien réalisé par Agathe L’hôte du Journal « la Marseillaise »
.Le conflit au Moyen-Orient ne peut être résolu que par des négociations - pas par l'annexion! La Fédération Internationale des Résistants (FIR*), dont "Résister Aujourd’Hui" est membre, œuvre depuis de nombreuses décennies pour le respect des résolutions des Nations Unies sur le conflit au Moyen-Orient et pour une solution de paix par la négociation. Plusieurs fois, des délégations de l'organe dirigeant de la FIR étaient en Israël et en discussion avec des représentants des Palestiniens, car nous considérons la menace d'une reprise de la guerre au Moyen-Orient comme un grand danger - pour tous les humains, qui vivent dans cette région. La situation est devenue bien pire depuis l'annonce par le Gouvernement israélien ces dernières semaines de son intention d'annexer définitivement le territoire palestinien en Cisjordanie. Cette action semble être légitimée par le président américain Trump, qui, en reconnaissant Jérusalem comme capitale pour des raisons électorales, a non seulement ignoré toutes les décisions des Nations Unies, mais a également alimenté le conflit. Son «accord du siècle» donne au gouvernement Netanyahu le «droit» d'annexer des territoires occupés depuis des décennies. ……………………………………………………...................... Nous nous félicitons vivement du fait qu'il existe également un vaste mouvement pour la paix en Israël même, qui a exprimé sa protestation contre les projets du gouvernement à la mi-juin 2020 sur la place Rabin à Tel Aviv. "Non à l'annexion" était écrit sur leurs pancartes et: "Stop à l'apartheid". * La F.I.R. est présente dans 20 pays européens et en Israël. Et ailleurs dans le monde ¤ Commémoration de la libération du camp de concentration d'Auschwitz dans différents pays Comme au Camp des Milles, depuis plus d'une décennie, le 27 janvier, suite à une décision des Nations Unies, est commémoré dans le Monde entier la libération du camp de concentration d'Auschwitz ainsi que la commémoration des victimes de l'Holocauste. Aussi la FIR et ses fédérations membres profitent souvent de cette date pour commémorer les victimes de la politique d'extermination et pour, en même temps, se souvenir des libérateurs. Par exemple, au Portugal une résolution a été adoptée accompagnée d'une minute de silence; en Italie, une manifestation culturelle est organisée en présence de l'orchestre des jeunes filles d'Auschwitz, auquel appartenait la membre de la présidence d'honneur de la FIR, Esther Bejarano. ¤ Manifestation antifasciste commune contre la commémoration des SS à Budapest Le 8 février 2020, en même temps que la commémoration des 75 ans de la libération de la ville, des néo-fascistes hongrois de la "Légion hongroise" ont tenu leur marche en mémoire des SS, des unités de la Wehrmacht allemande et des collaborateurs hongrois. Au même moment, la protestation d'environ 200 antifascistes hongrois et internationaux s'est formée. De même, une manifestation publique contre cette marche néo-nazie à Budapest a eu lieu à berlin devant l'ambassade de Hongrie. ¤ Appel à se lever contre le racisme Le 21 mars 2020, la "Journée Internationale pour l'élimination de la discrimination raciale" (proclamation des Nations Unies en 1966), des gens du Monde entier sont descendus dans la rue, malgré le confinement. En Allemagne, du 16 au 29 mars 2020, la "Fondation contre le racisme" a organisé, pour la 25ème fois, les Semaines Internationales contre le racisme sous la devise "Montrer son visage - élever la voix". ¤ Le train des1000 Pour la 3ème fois depuis 2012, la Fondation Auschwitz, la FIR et d'autres associations ont organisé un train de 1000 personnes avec essentiellement des jeunes belges et européens. Le 5 mai 2020 à la Gare de Bruxelles-Midi, l’Ambassadeur de France a participé à la cérémonie de départ, présidée par le Roi Philippe, des 1000 jeunes qui ont entrepris un voyage de commémoration à Auschwitz – Birkenau. Pendant la visite des camps, ils ont pu voir, de leurs propres yeux, le théâtre des atrocités commises par le régime nazi.
Le 27 mai 1943, le Conseil national de la Résistance (CNR) se réunit pour la première fois clandestinement sous la présidence de Jean Moulin.
Rappelons-nous également que c’est le 15 mars 1944 que le CNR publiera son programme « Les Jours Heureux ». Depuis 2013, le 27 mai est la journée nationale de la Résistance. "Femmes Solidaires" Marseille a invité Résister Aujourd’hui à venir déposer une gerbe en souvenir et en hommage à tous ceux et à toutes celles qui, souvent au péril de leur vie, ont combattu les nazis, le régime de Pétain et pour notre liberté. En particulier, cette année, il a été rendu hommage aux femmes résistantes, ces grandes oubliées de l’Histoire.
« Sans elles, la moitié de notre travail eût été impossible » dira Rol Tanguy à la libération.
Ces femmes, dont le rôle a été trop souvent occulté, dont la place dans la société n’était pas reconnue, citoyennes de seconde zone, sans droit de vote, ont eu un rôle décisif dans la victoire. Elles s ‘appelaient Danielle Casanova, Denise Vernay, Marie Madeleine Fourcade, Madeleine Riffaud, Germaine Tillon, Marie-Claude Vaillant Couturier, Cécile Rol-Tanguy, Lucie Aubrac, Marie-José Chombart de Lauwe et d’autres encore plus anonymes comme les deux jeunes marseillaises Jacki Faïta et Juliette Giraudi qui allant à la plage dérobaient les armes aux soldats allemands.
Ces femmes qui s’engagèrent pour leur pays, ont fait oublier la maxime populaire selon laquelle la guerre serait une « affaire d’homme ». Elles ont montré haut et fort ce que résister veut dire. Elles étaient agentes de liaison,secrétaires,en première ligne pour les repérages des lieux, pour transporter des armes et des explosifs. Elles distribuaient des tracts, rédigeaient des journaux clandestins. Certaines étaient cheffes de réseaux. Elles ont caché, hébergé, nourri, approvisionné. Celles qui étaient arrêtées au cours de ces missions risquaient l’emprisonnement, la déportation, l’exécution. Voilà ce que dit le résistant et historien, ancien secrétaire particulier de Jean Moulin,
Daniel Cordier « Les femmes s’occupaient de tout. La Résistance n’aurait jamais existé sans l’engagement des femmes. Les femmes étaient partout et elles étaient la structure interne de la Résistance. c’étaient elles que l’on utilisait comme courriers pour aller de la zone libre à la zone occupée. »
Avec "Résister Aujourd’hui", nous avons toutes et tous l’ambition de poursuivre ce combat.
« Le verbe Résister doit toujours se conjuguer au présent » comme le disait Lucie Aubrac, membre de notre Comité de Parrainage
Dany Colombo
L’extrême droite ne se combat pas par décret seulement! Dans plusieurs villes et après le décret de dissolution du 24 avril 2019 signé par le Président de la République Emmanuel Macron, le « Bastion Social » se reconstitue en changeant de nom. Ces groupes de l’ultradroite aux influences néofascistes qui prônent la discrimination des individus en raison de leur appartenance ou non appartenance à la Nation française blanche, se reforment.
LYON : dissous au printemps 2019 le Bastion social qui disposait de plusieurs locaux dont un dans le Vieux Lyon, a commencé à se restructurer et ses militants fascistes ont continué leurs agressions à caractère discriminatoire et ont développé leurs liens avec d’autres cellules nationalistes en France et en Europe. Sous le nom d’Audace Lyon, on retrouve la même ligne idéologique, les mêmes actions, ils emploient les mêmes mots et enfin ce sont les mêmes militants !
ANGERS : les fascistes ayant établi des contacts avec les militants de l’ex Bastion Social lyonnais, ont eux aussi ouvert un nouveau local sous le nom d’ Alvarium .
SAVOIE : dès la dissolution du Bastion Social de Chambéry, les militants se reforment sous le nom d’Edelweiss Pays de Savoie .
TOULOUSE : Ils continuent leurs activités et tissent aussi des contacts avec les « Tolosates » par exemple.
STRASBOURG : Plus d’un an après la dissolution du Bastion Social, le groupuscule identitaire, rebaptisé Vent d’Est ouvre un nouveau local dans la ville. Ils ont, là encore, changé de nom mais ce sont toujours les mêmes !
AIX-en-PROVENCE : Dissous avec ses antennes locales en raison des exactions répétées commises lors de manifestations armées à caractère raciste et antisémite notamment à Marseille et à Aix, ce groupe de l’ultradroite se recrée en essaimant des « microstructures locales »pour tenter d’échapper au délit pénal de reconstitution de ligue dissoute. Sous le nom de Tenesoun qui signifie en provençal « la tenue, la persévérance », un « esprit communautaire et clanique », « une identité provençale »avec pour mot d’ordre « Bâtir quand tout s’écroule ». Leur filiation avec l’ancien Bastion Social ne fait aucun doute : citations de l’écrivain collaborationniste Drieu la Rochelle, peu ou prou les mêmes objectifs et identification, là encore, d’au moins cinq anciens membres du groupe dissous. "Résister Aujourd’hui" continue et continuera la lutte au quotidien. Nous sommes en lutte parce que les idées d’extrême-droite et leurs défenseurs ne doivent exister nulle part. Quels que soient leurs groupes, nous combattrons les fascistes et défendrons la liberté et l’égalité contre toutes les oppressions.
"Etre une guerrière et être une militante m’a été imposé par l’oppression, sinon j’aurais été libre d’être bien plus que cela." Assata Shakur
Dany Colombo
Après avoir rappelé que ‘’Résister Aujourd’hui’’ demeure indépendante de tous partis, nous appelons à voter dans toutes les élections pour toutes celles et tous ceux qui s’engagent clairement dans leur programme :
¤ 1 / à soutenir toutes celles et tous ceux qui favorisent la transmission de la Mémoire vécue de la Résistance et de la Déportation et à initier des initiatives dans ce sens.
¤ 2 / à rejeter toutes les politiques xénophobes, racistes et antisémites.
¤ 3 / à défendre les conquêtes sociales et économiques du CNR.
¤ 4 / à accueillir solidairement et dignement des migrants dans leur commune.
Avant le 1er tour du 15 mars, nous l'avions souhaité et aujourd'hui sommes rassurés que toutes celles et tous ceux qui ont inclus dans leur programme municipal ces quatre exigences sont parvenus à un consensus dans la plupart des villes de France, hors de tout clivage, et se sont unis pour triompher ensemble face à des listes rétrogrades favorisant sous toutes leurs formes les résurgences du fascisme et du nazisme, car nous prévenait Antonio Gramsci :
«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair obscur surgissent les monstres.»
Nous n’oublions pas les leçons de l’histoire et appelons toutes les Françaises et les Français à rester vigilants face aux menaces actuelles et que toutes celles et tous ceux qui approuvent nos analyses nous soutiennent. N'oublions pas que des hommes et des femmes ont donné leurs vies pour que l'on puisse vivre en démocratie en ayant le droit de voter.
En mémoire de leurs sacrifices, il est indispensable de vous déplacer pour voter.
Le Bureau national de ‘’Résister Aujourd’hui’’ Aix en Provence le 23 juin 2020
Nous les avons applaudis à nos balcons, maintenant il nous faut les soutenir dans la rue!
Plusieurs syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa...) et
collectifs hospitaliers (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux, association des
Mèdecins Urgentistes de France...), appellent les personnels et les usager·e·s
à se mobiliser le 16 juin pour une journée d’initiatives nationales et de
grève. Des manifestations auront lieu dans toute la France, notamment à Paris,
Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nantes, Limoges, Montpellier,
Nice, Toulon, Avignon, Valence, etc…… suite à l’Appel national « Plus jamais ça ! 34 mesures
pour un plan de sortie de crise »
Cette
mobilisation n’est pas seulement celle des personnels des hôpitaux.
Elle nous
concerne tout·e·s, partout dans toutes nos villes et villages.
Nous appelons tous les citoyen.ne.s à se rassembler et à manifester mardi 16 juin aux heures et lieux indiqués par les organisateurs locaux, dans le respect des gestes barrières
(masques et distanciation physique)
N'oubliez
pas vos fanions et
banderolles ‘’Résister Aujourd’hui’’.
Avec l’ensemble des personnels, leurs organisations syndicales et les
collectifs, aux côtés des associations citoyennes nous exigerons un plan
d’urgence pour l’hôpital public. Pour garantir l’accès gratuit aux soins de
qualité sur l’ensemble du territoire, il est nécessaire dès à présent
d’embaucher du personnel avec un premier
plan de 100.000 recrutements,
- augmenter les salaires en
assurant l’égalité avec les personnels étrangers,
- revaloriser les postes
d’infirmières et d’aides-soignantes,
- supprimer la sélection et créer
des places dans les formations de santé,
- annuler la dette des hôpitaux
et augmenter leurs budgets d’au
moins 5 %.
Ces premières mesures doivent permettre d’améliorer le fonctionnement de
l’ensemble des services et d’ouvrir des
lits en nombre suffisant au quotidien comme en période de crise sanitaire.
Tous les plans de restructuration
et de fermetures de sites ou de services doivent être annulés et une logique de coopération doit être mise en place.
Pour assurer un accès aux soins efficient et équitable pour l’ensemble
des personnes résidant sur le territoire français, une revalorisation des dispositifs spécifiques comme l’Aide Médicale d’État ou la Protection
Universelle Maladie qui ont été sévèrement revus à la baisse l’année
dernière, est plus que jamais essentielle.
La France doit également concrétiser son engagement de faire du futur
traitement contre le Covid-19 et du
futur vaccin un bien public mondial en conditionnant
ses financements à la recherche à la mise en commun des futurs brevets
développés. La pandémie du coronavirus ne doit pas servir à enrichir les
grands groupes pharmaceutiques.
Ce sont aussi les personnels des
EHPAD et de l’aide à domicile - des femmes à plus de 95% - qui doivent être
reconnus, revalorisés, mieux formés et
recrutés en nombre suffisant. Un grand service public de la perte
d’autonomie pour sortir ce secteur de la loi du marché est nécessaire.
Ce ne sont pas des médailles que les personnels réclament mais des
actes.
Si l’hôpital a
tenu, malgré les plans d’austérité imposés depuis de nombreuses années, c’est
bien du fait de la mobilisation des personnels. Ce ne sont pas les premiers de cordée, bénéficiaires des
politiques néolibérales, qui ont permis à notre société de tenir, mais bien le
travail des premiers de corvée, salarié·es et fonctionnaires,
d’ordinaire peu considéré·es, peu valorisé·es, au statut parfois précaire.
L’utilité
sociale des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société doit être
reconnue. La crise doit conduire l’État, les branches professionnelles et les
entreprises, à prendre de nouveaux engagements pour revaloriser tous ces
emplois à prédominance féminine.
Refondons
un nouveau Conseil National de la Résistance, reconstruisons
un système de santé et de protection sociale de haute qualité, universel,
socialisé, dont les seuls profits seront le bien-être collectif !
La politique actuelle est une attaque idéologique majeure contre l’héritage social de la Résistance.
En effet, le 27 mai 1943 était créé le Conseil national de la Résistance
(C.N.R.) fondé par Jean Moulin, qui organisa la Résistance contre le régime de
Pétain et rédigea ‘’Les Jours Heureux’’, un programme d’après guerre audacieux
qui prônait la participation des citoyens à la conduite de la nation, leur
émancipation sur les forces de l’argent et instaurait les piliers de notre
modèle social. Juste après la libération en juin 1944, le C.N.R. provoqua une large
coalition politique autour des partis, syndicats et mouvements de Résistance et
de la faiblesse du patronat français qui avait très souvent collaboré, pour
construire en quelques mois un modèle social exemplaire et unique au
monde :
· ¤ Nationalisations des
services régaliens
· ¤ Instauration d’une
sécurité sociale universelle
· ¤ Assurance chômage
· ¤ Retraite par répartition
· ¤ Indépendance de la
presse
· ¤ L’égalité absolue de
tous les citoyens devant la loi
· ¤ La possibilité effective
pour tous les enfants français d’accéder à la culture la plus développée
Ils réussirent l’exploit, dans une France ruinée, de financer tout ceci
sans toucher au salaire net des travailleurs.
Aujourd’hui encore c’est près de 1/4 du PIB français qui échappe totalement
à la spéculation et aux dividendes et qui nous permet, entre autres, de
financer l’un des meilleurs système de santé au monde.
Depuis, les grands patrons et les lobbys libéraux n’ont eu de cesse
d’attaquer ces acquis sociaux.
Emmanuel Macron est le digne héritier de cette cabale idéologique contre
l’intérêt général, et donne les derniers coups de buttoir contre ce qu’il reste
de notre modèle social :
· ¤ Attaque contre la négociation collective
et code du travail
· ¤ Fin de l’ISF
· ¤ Baisse des subventions aux théâtres,
festivals et autres lieux de culture.
Le 1er juin 2020 Michel Vial, président-fondateur de ''Résister Aujourd'hui"
Le 13 mai 2020, un collectif regroupant 10 Hommes et 10 Femmes issues de la société civile (cinéastes, sociologues, écrivains,…) ainsi que d’anciens résistants décident de créer
un Conseil National de la Nouvelle Résistance.
Claude Alphandéry, vétéran de la Résistance, déclare à cette occasion : « Prenons pour levier, pour ressort, les solidarités que les combats contre le coronavirus font naître pour refonder le Conseil National de la Résistance et son programme des jours heureux».
Ce mouvement citoyen s'inscrit dans l'esprit du Conseil National de la Résistance et se propose d'être un point de ralliement. "Résister, c'est créer. Créer, c'est résister" nous disaient de grands résistants dont Raymond Aubrac et Stéphane Hessel dans leur appel de 2004 aux jeunes générations. Cet appel résonne dans ce collectif.
‘’Résister Aujourd’hui’’, dans notre sa lettre d'information de juin, a salué cette démarche dans laquelle nous nous impliquions totalement. Car s’il est vrai qu’en réponse à la crise sanitaire, les expériences de nouvelles solidarités se multiplient, leur dispersion réduit leur impact. Il nous faut les rassembler, comme en 1943, valoriser des efforts fragmentés en nouant des liens, en créant des coopérations avec toutes celles et tous ceux qui perpétuent la mémoire de la Résistance et de la Déportation et luttent pour éviter toute résurgence du fascisme et du nazisme et construire une société fraternelle et solidaire.
Nous précisons ici que dans la déclaration de ce collectif
(vous pouvez la télécharger sur le site http:// www.cnnr.fr/)
les principaux thèmes abordés reposent sur la "refondation de la démocratie", la "solidarité", l'"écologie et les biens communs", le "travail et emploi", la "santé", ‘’l'éducation", ‘’la culture, les médias et la vie numérique", ‘’l'argent domestiqué", ‘’la guerre et la paix", ‘’l'urgence".
Depuis le 27 mai des rencontres, un peu partout en France se sont faites sous forme de pique-niques et les premières conclusions nous parviendront et nous appelons tous nos adhérent.e.s et ami.e.s à organiser toutes les réflexions et actions possibles dans leurs territoires.
Serge Vial