02 février 2010

Le Camp d'Internement de Lambesc (13)

 


En 1940 à Lambesc, un camp d’internement fût ouvert par le gouvernement de la 3ème République, bien avant Pétain

Lors de la création de « Résister Aujourd’hui » en avril 1994, apprenant l’existence en France, de dizaines de camps d’internement pour « les ressortissants des puissances ennemies » dès 1939 et début 1940 , bien avant Vichy, nous jugions indispensable et nécessaire, pour le respect de la Mémoire, que ceux qui y ont été internés ne tombent dans l’oubli.
Lambesc a été un de ceux-ci du 18 avril au mois de juin 1940.
343 étrangers, anti-nazis pour la plupart ont été transférés du camp des Milles vers Lambesc. - 309 d’entre eux étaient considérés comme ressortissants du 3ème Reich (des Allemands, des Autrichiens et des Tchèques), 29 d’entre eux ont été déportés plus tard à partir des camps de Gurs et des Milles.

En avril 1995, notre association, fidèle à ses actions pour perpétuer la mémoire de la Résistance et de la Déportation proposait déjà à la municipalité de Lambesc, par l’intermédiaire du groupe « Lambesc Autrement », la pose d’une plaque commémorative ce qui fût refusé. A la même période une démarche similaire avait été faite par Claire Lutrin, historienne, domiciliée à Lambesc et la même réponse lui fût faite.

En 2009, sachant que la municipalité de Lambesc avait changée, nous réitérons notre proposition qui est favorablement accueillie par le maire Jacques Bucki et son adjoint aux commémorations Jean-Michel Carretero.

¤ poser une plaque commémorative sur le mur de l’usine Beaudoux, propriété communale.
¤ éditer un petit livret historique ( mairie, syndicat d’initiative, médiathèque et musée du Vieux Lambesc) co-écrit par « Résister Aujourd’hui » et la Municipalité.

Notre ambition étant de renforcer la vigilance et la responsabilité des citoyens face aux résurgences et aux menaces récurrentes du racisme, de l’antisémitisme et de l’intolérance sous toutes ses formes.

Un comité d’historiens composé notamment de Robert Menchérini et de Claire Lutrin (professeur d'histoire qui a fait des recherches et écrit un mémoire sur ce camp) auquel nous avons adjoint Pierre Gazhanes le président de l’Association du « Vieux Lambesc »
Ce comité travaille depuis 2009 avec notre association et la municipalité de Lambesc sur ce projet.
Lors d'une réunion, le 18 janvier 2010, entre la municipalité, "Résister Aujourd'hui" et les représentants des associations patriotiques de Lambesc il a été décidé d'ériger une Stèle-Mémorial qui sera implantée aux abords de l'entrée du parking sur la zone végétalisée.

L'inauguration a eu lieu dimanche 18 avril 2010 à Lambesc, en présence des élus et de nombreux Résistants d'hier et d'aujourd'hui.

Rappelons-nous du texte de Vercors

"Quand la mémoire faiblit, quand elle commence, comme une fragile falaise rongée par la mer et le temps à s’effondrer par pans entiers dans les profondeurs de l’oubli, c’est le moment de rassembler ce qu’il en reste, ensuite il sera trop tard."

Charte de Principes du Forum Social Mondial

 


Le comité des instances brésiliennes qui a conçu et organisé le premier Forum Social Mondial, qui s'est tenu à Porto Alegre du 25 au 30 janvier 2001, après avoir évalué les résultats de ce Forum et les attentes qu'il a suscitées, a jugé nécessaire et légitime d'instaurer une Charte des Principes visant à orienter la poursuite de cette initiative. Les Principes contenus dans la Charte, qui devra être respectée par tous ceux qui souhaitent participer à ce processus et organiser de nouvelles éditions du Forum Social Mondial, consolident les décisions qui ont présidé à la réalisation du Forum de Porto Alegre et fait son succès, et amplifient sa portée, en fixant les orientations qui découlent de la logique de ces décisions.

1. Le Forum Social Mondial est un espace de rencontre ouvert visant à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratique, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences, et l'articulation en vue d'actions efficaces, d'instances et de mouvements de la société civile qui supposent au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d'impérialisme, et qui s'emploient à bâtir une société planétaire axée sur l'être humain.

2. Le Forum Social Mondial de Porto Alegre a été une manifestation située dans le temps et l'espace. Désormais, avec la certitude proclamée à Porto Alegre qu "un autre monde est possible", il devient un processus permanent de recherche et d'élaboration d'alternatives, qui ne se réduit pas aux manifestations sur lesquelles il s'appuie.

3. Le Forum Social Mondial est un processus à caractère mondial. Toutes les rencontres qui feront partie de ce processus ont une dimension internationale.

4. Les alternatives proposées au Forum Social Mondial s'opposent à un processus de mondialisation capitaliste commandé par les grands entreprises multinationales et les gouvernements et institutions internationales au service de leurs intérêts. Elles visent à faire prévaloir, comme nouvelle étape de l'histoire du monde, une mondialisation solidaire qui respecte les droits universels de l'homme, ceux de tous les citoyens et citoyennes de toutes les nations, et l'environnement, étape soutenue par des systèmes et institutions internationaux démocratiques au service de la justice sociale, de légalité et de la souveraineté des peuples.

5. Le Forum Social Mondial ne réunit et n'articule que les instances et mouvements de la société civile de tous les pays du monde, mais il ne prétend pas être une instance représentative de la société civile mondiale.

6. Les rencontres du Forum Social Mondial n'ont pas un caractère délibératif en tant que Forum Social Mondial. Personne ne sera donc autorisé à exprimer au nom du Forum, dans quelque édition que ce soit, des prises de position prétendant être celles de tous les participants. Les participants ne doivent pas être appelés à prendre des décisions, par vote ou acclamation, en tant que rassemblement de ceux qui participent au Forum, sur des déclarations ou propositions d'action qui les engagent tous ou leur majorité et qui se voudraient être celles du Forum en tant que Forum. Il ne constitue donc pas d'instance de pouvoir que peuvent se disputer ceux qui participent à ces rencontres, ni ne prétend constituer l'unique alternative d'articulation et d'action des instances et mouvements qui en font partie.

7. Les instances - ou ensembles d'instances - qui prennent part aux rencontres du Forum doivent donc être assurés de pouvoir délibérer en toute liberté durant celles-ci sur des déclarations et des actions quelles ont décidé de mener, seules ou en coordination avec d'autres participants. Le Forum Social Mondial s'engage à diffuser largement ces décisions par les moyens étant à sa portée, sans imposer d'orientations, de hiérarchies, de censures et de restrictions, mais en tant que délibérations des instances - ou ensembles d'instances - qui les auront assumées.

8. Le Forum Social Mondial est un espace pluriel et diversifié, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan, qui articule de façon décentralisée, en réseau, des instances et mouvements engagés dans des actions concrètes, au niveau local ou international, visant à bâtir un autre monde.

9. Le Forum Social Mondial sera toujours un espace ouvert au pluralisme et à la diversité des engagements et actions d'instances et de mouvements qui décident d'y prendre part, comme à la pluralité des sexes, ethnies, cultures, générations et capacités physiques, dans la mesure où ils respectent la Charte des Principes. Ne pourront participer au Forum en tant que tels les représentations de partis, ni les organisations militaires. Pourront être invités à y participer, à titre personnel, les gouvernants et parlementaires qui assument les engagements de la présente Charte.

10. Le Forum Social Mondial s'oppose à toute vision totalitaire et réductrice de l'économie, du développement et de l'histoire, et à l'usage de la violence comme moyen de contrôle social par l'État. Il y oppose le respect des Droits de l'Homme, la véritable pratique démocratique, participative, par des relations égalitaires, solidaires et pacifiques entre les personnes, les races, les sexes et les peuples, condamnant toutes les formes de domination comme l'assujettissement d'un être humain par un autre.

11. Le Forum Social Mondial, en tant qu'espace de débats, est un mouvement d'idées qui stimule la réflexion, et la diffusion transparente des fruits de cette réflexion, sur les mécanismes et instruments de la domination du capital, sur les moyens et actions de résistance et la façon de dépasser cette domination, sur les alternatives proposées pour résoudre les problèmes d'exclusion et d'inégalité sociale que le processus de mondialisation capitaliste, avec ses composantes racistes, sexistes et destructrices de l'environnement est en train de créer, au niveau international et dans chacun des pays.

12. Le Forum Social Mondial, comme espace d'échange d'expériences, stimule la connaissance et la reconnaissance mutuelles des instances et mouvements qui y participent, en valorisant leurs échanges, en particulier ce que la société est en train de bâtir pour axer l'activité économique et l'action politique en vue dune prise en compte des besoins de l'être humain et dans le respect de la nature, aujourdhui et pour les futures générations.

13. Le Forum Social Mondial, en tant qu'espace d'articulation, cherche à fortifier et à créer de nouvelles articulations nationales et internationales entre les instances et mouvements de la société civile qui augmentent, tant dans la sphère de la vie publique que de la vie privée, la capacité de résistance sociale non violente au processus de déshumanisation que le monde est en train de vivre et à la violence utilisée par l'État, et renforcent les initiatives d'humanisation en cours, par l'action de ces mouvements et instances.

14. Le Forum Social Mondial est un processus qui stimule les instances et mouvements qui y participent à situer, à niveau local ou national, leurs actions, comme les questions de citoyenneté planétaire, en cherchant à prendre une part active dans les instances internationales, introduisant dans l'agenda mondial les pratiques transformatrices qu'ils expérimentent dans la construction d'un monde nouveau.

Approuvée et signée a Sao Paulo, le 9 avril 2001, par les instances qui constituent le Comité d`Organisation du Forum Social Mondial, approuvée avec des modifications par le Conseil International du Forum Social Mondial le 10 juin 2001.

 

Projet de "Forum Social Mondial" permanent en Provence

 POURQUOI ?

 Nous sommes entrés dans une période de crise multiforme (financière, économique, politique, idéologique, alimentaire, écologique), mondiale (aucun pays n'est à l'abri, ni ne peut résoudre seul le problème) et majeure (elle engage la vie, voire la survie d'une grande partie de l'humanité).

Face à cette crise de civilisation, les forces de la Politique, tout en étant incontournables, sont  souvent prisonnières du cycle court de la prise de pouvoir et de son maintien. Les forces commerçantes et financières sont avant tout obnubilées par le maximum de bénéfices à un terme le plus court possible. Or, une crise a un cycle long ; elle nécessite que l'on regarde loin devant, que l'on pense à tout le monde, que l'on anticipe, que l'on soit courageux et non calculateur, que l'on fasse preuve de générosité, et non de cupidité ; que l'on vénère la transparence et non le mensonge, que l'on fasse confiance au gens, au peuple, au lieu de sombrer dans le narcissisme.

Face à cette crise majeure, toutes les forces sont nécessaires, tant politique qu'économiques. La société civile à travers son monde associatif, nous semble la mieux placée pour pousser à une responsabilisation des dirigeants économiques et politiques. Mais pour cela, elle doit devenir elle aussi une force responsable, c'est-à-dire unie, ce qui ne veut pas dire univoque, consciente de la situation et de sa capacité à construire un avenir alternatif, et non-violente pour ne pas reproduire le système actuel.

D'autre part, le changement climatique prend une tournure telle que, d'après les scientifiques du GIEC, c'est l'avenir de l'ensemble de l'humanité qui va se jouer dans les 10 ou 15 années à venir. Pour éviter le colapsus, il nous fait changer radicalement de modèle de vie en société, de modèle économique, politique, de mode de vie... Cette crise de civilisation peut devenir une chance, une occasion de donner une autre visage à cette terre, de faire un pas décisif dans la réalisation des Droits humains fondamentaux, car ils sont « la voie royale » d'une solution durable à cette crise majeure. Nous sommes mis au défi de nous penser et nous organiser d'abord en tant qu'être humain, habitant d'une seule et même planète. Ce qui était hier une utopie est aujourd'hui le réalisme.

Mis face au défi et à la responsabilité de changer notre monde, radicalement et rapidement :

    Nous sommes conscients qu'aucune personne, aucune organisation, aucun parti, aucun pays, ne pourront à eux seuls le faire ; ce n'est que tous ensemble que nous y parviendrons.

    Nous sommes décidés à prendre notre part dans ce vaste processus qui se dessine depuis une dizaine d'années, à travers notamment le mouvement altermondialiste.

    Nous nous reconnaissons dans la dynamique et le fonctionnement des « Forum Sociaux Mondiaux » à laquelle nous choisissons de nous rattacher en adoptant sa « charte de principes ».

    Nous gardons le terme générique de « Forum Sociaux Mondiaux » pour signifier qu'en agissant localement -en Provence-, nous prenons aussi en compte le bien-être et l'avenir de l'ensemble de l'humanité, présente et à venir ; nous nous pensons comme citoyen du monde, citoyen cosmopolite.

 La proposition pratique repose sur deux idées principales : Une rencontre trimestrielle pour concentrer nos forces sur quelques « actions-leviers », et une rencontre annuelle pour rassembler au maximum, débattre, « utopier » et avancer.

COMMENT ?

 Proposition n°1 : Une rencontre trimestrielle « actions-leviers »

 Motif :

Depuis des décennies, mais surtout avec la professionnalisation du travail associatif à partir de la fin des années 80, la plupart des associations ont adopté le Taylorisme, c'est-à-dire la division du travail militant. Cela a permis sans aucun doute plus d'efficacité et de compétence, mais l'envers en a été l'atomisation, la parcellisation de nos engagements, au moment même où le système néo-libéral très agressif se globalisait et se mondialisait. Le résultat global est la faiblesse du mouvement associatif, trop limité au travail spécialisé et partiel de lobbying. Le mouvement alter-mondialiste a fort heureusement réagi voilà 10 ans, avec beaucoup de succès. Il nous faut poursuivre sur cette voie.

Pratiquement aujourd'hui, les militant-e-s sont de plus en plus débordés par des mobilisations et actions qui se multiplient, se dramatisent et s'élargissent. C'est le signe à la fois que la situation empire, et en même temps que de plus en plus de gens réagissent. Face à deux ou trois réunions ou événements en même temps, nous nous trouvons souvent obligés de choisir, mais en fonction de quels critères ? L'urgence et l'importance ne suffisent plus, car presque toutes sont urgentes et importantes. Un autre critère devrait donc prévaloir aujourd'hui : la notion de levier ou de démultiplication. Nous désignons par là des actions qui auront la capacité de mobiliser d'autres personnes et groupes, et d'entrainer d'autres actions, pour se traduire à terme par des changements qui appeleront d'autres changements. L'idée de base est

Comment choisir une « action-levier » ? Nous en proposons cinq : Elle est urgente – Elle est pensée et menée avec les personnes concernées – Elle a une incidence locale, mais aussi plus large – Elle va permettre de toucher puis mobiliser des personnes nouvelles – Elle offre des possibilités de communication large.

 Principes :

    Le FSM Provence fonctionne en accord avec les principes de la « Charte des FSM ».

    La participation au FSM Provence est ouverte à toutes les personnes en tant que telles ; elle est réservée aux associations, à l'exclusion des partis politiques comme tels (Cf : article 9 Charte FSM)).

    Chaque participant-e, individu et organisation, s'engage à respecter la « Charte des principes des FSM ».

    L'animation du FSM Provence est collégiale, démocratique et ouverte.

    Lieu de débat et de proposition, le FSM Provence n'est pas destiné à prendre de décisions engageant le collectif.

    Chaque organisation partenaire conservera sa spécificité, mais en ayant conscience de la porter au nom du FSM.

 Pratiquement :

Une rencontre aura lieu une fois par trimestre -trois par an de fait-. Préparées à l'avance, elle se déroulera de la façon suivante :

    Analyses politiques : Des analyses politiques au sens large, locales et globales de la situation présente seront exposées et débattues afin de permettre à chacun-e de clarifier la sienne. Elles seront nécessairement plurielles et impliqueront donc plusieurs personnes.

    « Actions-leviers » : Chaque organisation qui le souhaite exposera et proposera et argumentera une action sur la base d'une analyse politique et en référence aux critères « action-levier » retenus par notre FSM. Un débat suivra pour faire émerger des préférences et orientations.

Aucune décision engageant l'ensemble de l'assemblée ne sera donc prise à l'issue de cette rencontre, chaque organisation en tirera librement les conséquences qu'elle juge nécessaires et réalisables.

 

Proposition n°2 : Un FSM en Provence une fois par an

 Motif :

Un grand rassemblement, général et large des forces vives associatives et militantes dans la région. Cela a déjà été réalisé avec succès à Aix-en-Provence, voilà 4 ans, lors du FSM décentralisé. La proposition est d'en organiser une fois par an, à date fixe.

 Intérêts :

    Mieux nous connaître et élargir nos cercles souvent limités pour mieux agir ensemble le long de l'année ;

    Mieux comprendre la situation locale et globale par l'information, l'analyse et l'échange ;

      pour entrer dans une démarche plus globale, peut-être plus politique ;

    Sortir du « taylorisme militant » d'échanger et analyser la situation  Nous sommes en effet tous modelés dans un certain taylorisme de la militance, chacun sur son créneau par soucis d'efficacité. Or face à un système qui se veut lui-même global, la spécialisation tout seul ne change strictement rien. Il ne s'agit pas de tout faire, mais de redevenir un peu plus généralistes, de couvrir ensemble la globalité, ce qui sous-entend de notre part l'effort de nous intéresser et soutenir ce qui se pense et se fait dans d'autres domaines que le « nôtre ».

    Rendre le mouvement « altermondialiste » et alternatif plus visible. Bien médiatisé, un tel forum pourrait également nous permettre de « recruter » de nouveaux militant-e-s et de délivrer un message plus largement dans le « grand public ».

 A l'initiative de : Jean-Pierre Cavalié, Philippe Chouard, Gérard Gieu, Claudie et Benoit Hubert, Laure Magrone,  Jean Rémy.

 

Contact : Jean-Pierre Cavalié - 06 25 91 36 51 - jean-pierre.cavalie@lacimade.org


 —   Une rencontre élargie pour en débattre et lancer la démarche aura lieu :

                                            Samedi 20 février 2010 de 16h à 20h

au centre social de la Grande Bastide

à Val St André – Aix-en-Provence

"Résister Aujourd'hui" est partie prenante de ce projet


01 janvier 2010

Voeux 2010

 


Résister hier, aujourd'hui et demain...un droit et un devoir                                                                                                   
Bonne année à vous toutes, à vous tous et à vos proches
Qu'en 2010, nous ayons la force et la volonté de nous unir comme l'on fait nos aîné.es pour éradiquer les injustices, l'ignorance, les intolérances, le racisme et celles et ceux qui en sont la cause.

Pour ce faire, rejoignez-nous, adhérez à "Résister Aujourd'hui"

adhésion individuelle 20 euros par an +10 euros pour le conjoint,
5 euros pour les étudiants, rmistes et chômeurs.

adresser toute adhésion à notre siège :

"Résister Aujourd'hui"
lou Ligourès
Place Romée de Villeneuve
13090 Aix en Provence

15 décembre 2009

Une analyse de ''Résister Aujourd'hui'' pour le Forum Social Mondial (permanent en Provence)

Tous les problèmes de la planète, que ce soit le changement climatique, la répartition des richesses, les Droits Humains Fondamentaux dépendent de la dictature des marchés financiers.

Les entreprises n’ont pas besoin de la bourse pour fonctionner.

La seule vraie valeur est le travail et les échanges entre producteurs et consommateurs.

Société en pleine déliquescence sociale.

Services publics affaiblis par la logique comptable.

Les entreprises ne sont plus là pour faire travailler leurs employés et produire ce que la société a besoin mais pour enrichir les actionnaires, les banques et les traders

Les paysans eux sont remplacés par les molécules toxiques…

Le système est en cause pas les hommes.

 Exiger avec détermination de nos gouvernants qu’ils infléchissent fortement l’évolution de la société.

Résister Aujourd'hui dans le cadre d'un Projet pour le 21ème siècle s'y attellera, nous serons ainsi fidèles à la mémoire de nos aînés, à l'esprit du programme du Conseil National de la Résistance et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

27 novembre 2009

lettre au Pdt du Conseil Général de Haute Savoie

 

Le 27 novembre 2009

    à          M. Christian Monteil, 

Président du Conseil Général de Haute Savoie 

Hôtel du Département 

BP 2444 

74041 Annecy                                              


Monsieur le Président,

 Nous recevons une lettre de M. et Mme Blanc ( copie ci-jointe ) nous informant de leur étonnement  et de leur désaccord lors de la visite guidée du Plateau de Glières le 20 septembre dernier.

Des miliciens auraient aidé les Résistants, d’après deux jeunes femmes chargées de l’encadrement du site.

Nous sommes choqués comme nos concitoyens par cette version de l’histoire.

Notre association a été créée en 1994 pour perpétuer la mémoire de la Résistance et de tous ceux qui ont résisté contre « Vichy » et la barbarie nazie.

Nous défendons les intérêts moraux  et l’honneur des Résistants et nous opposons résolument à cette tentative de type négationniste visant à dénaturer les actions, l’esprit et les valeurs de la Résistance.

 Pourriez-vous, Monsieur le Président, nous éclairer sur cette situation et  si nécessaire, faire prendre des dispositions pour que cela ne puisse plus se reproduire.

 Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre haute considération.

 Pour le bureau National de ''Résister Aujourd'hui''

 Le Président                                            Michel Vial

25 novembre 2009

Conférence de presse au Théâtre Toursky à Marseille

 

Intervention de Michel Vial au nom de « Résister Aujourd’hui »  

Nous sommes aujourd’hui plusieurs associations* auprès de Richard Martin, défendant toutes les droits de l’homme et le droit à la culture pour tous, la Cimade, la LDH, le MRAP, le Collectif 13 des Droits des Femmes et Résister Aujourd’hui.

Il me souvient que le père dominicain Jean Cardonnel, ardent défenseur des Droits de l’homme, membre de notre comité de parrainage avait l’habitude lorsque nous passions des heures à refaire le Monde à m’appeler « son frère en humanité » car nous partagions l’essentiel, lui le catholique progressiste et moi l’agnostique.
Et aujourd’hui, tout naturellement je te considère, Richard comme « mon frère en humanité » car nous menons les mêmes luttes pour la dignité de l’homme.
« Résister Aujourd’hui » que je représente t’a soutenu et te soutient toujours dans ton combat pour réclamer la restitution des subventions que l’Etat t’a graduellement et totalement supprimées.


Héritiers des valeurs de la Résistance nous voulons perpétuer la mémoire du Conseil National de la Résistance et de son programme rédigé en 1944.

Nous appelons aujourd’hui, solennellement, aux côtés de Richard Martin, tous les citoyens à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Des Résistants, des femmes, des hommes se sont battus parfois jusqu’au sacrifice suprême, d’autres ont connu les camps de la mort pour défendre ses idéaux.

Le droit à la culture est un droit élémentaire, nul n’a le droit de le mettre en cause.
Ce droit est un service public comme la santé, le savoir et la recherche.
Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération? Les politiques, les intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature des marchés financiers qui menace la démocratie et l’émancipation de l’homme.
Nous devons faire fi de tous les mensonges et affirmer que le Toursky, comme les autres structures, a besoin de ses subventions.
Nous ne croyons pas aux miracles, mais à la volonté politique
En mars 2004, d’anciens Résistants parmi lesquels Lucie et Raymond Aubrac, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Lise London et Germain Tillion appelaient à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée.
Le théâtre Toursky doit être le ferment, si nécessaire, de cette insurrection pacifique car il est une plaque tournante des échanges culturels méditerranéens européens et mondiaux et qu’il représente un relais incontournable d’une culture pour tous dans le droit fil de l’aventure initié par Jean Vilar et Roger Planchon.

Sois assuré, Richard, que notre association restera mobilisée jusqu’à la restitution de tes subventions.

Marseille le 25 novembre 2009